Page 50 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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               musée est, quant à lui, totalement géré par le Département de la Drôme. Créé dès les années 1970

               par  des  particuliers,  résistants  et  leurs  familles,  les  moyens  dédiés  au  musée  sont  dans  un

               premier temps assez limités et il ne compte que deux salles dont les objets sont apportés par les

               familles elles-mêmes. La différence avec le Mémorial Ascq 1944 se ressent totalement dans le
               traitement  de  la  figure  du  résistant  ;  totalement  ancré  dans  le  paradigme  de  l’héroïsation,  le

               résistant de Vassieux-en-Vercors est célébré et mis en avant avec une immersion dans sa vie lors

               de  la  Seconde Guerre mondiale. A Ascq, comme évoqué précédemment, le paradigme victimaire

               prend le dessus et il n’y a aucune place pour le résistant, figure volontairement effacée par les

               populations locales. Le Musée départementale de la Résistance prend également le parti de parler

               de la vie quotidienne des civils, et les victimes des atrocités nazies sont personnalisées par la

               figure  d’Arlette  Blanc,  petite  fille  de  la  commune  qui  connaît  une  mort  tragique  dans  des
               décombres.



                          ●  Choix du lieu

                       Le choix du lieu du Mémorial est significatif, situé entre le camp de maquisard n°6 et le

               village  de  Vassieux-en-Vercors  qui  sont  deux  sites  importants  de  la  Seconde  Guerre  mondiale

               symbolisant  le  massacre  de  civils  mais  aussi  la  Résistance.  En  effet,  en  juillet  1944,  les

               Allemands lancent plus de 15 000 soldats à l'assaut du Vercors, coûtant la vie à 201 civils et 639

               maquisards  pour  l’ensemble  de  la  région  ainsi  que  la  destruction  massive  du  village  de

               Vassieux-en-Vercors. Ainsi, l’emplacement du mémorial permet d’avoir une vue d’ensemble sur le
               village en contrebas. Le site Internet du Mémorial décrit ce choix géographique comme étant le

                                                                                                        64
               “symbole  d'un  espace  de  clandestinité  ainsi  qu'un  lieu  où  le  "guetteur"  se  sent  protégé” .
               L’architecture a fait l’objet d’une réflexion poussée et d’un concours pour choisir les architectes.

               Le  choix  s’est  orienté  vers  un  groupe  originaire  de  Grenoble,   l'agence  Groupe  6,  dont  les

               architectes Olivier Félix-Faure, Jean-Marc Pigeon, Sonia Doucerain et Françoise Ferley remportent

               le concours lancé le 18 décembre 1992. Le groupe se distingue par un projet qui se veut sobre,

               minimaliste  et  anti-monumental  avec  une  volonté  de  dissimuler  l’édifice  dans  la  montagne  à
               l’image  du  maquisard  qui  vit  et  œuvre  dans  la  discrétion  et  le  secret  le  plus  total.  Bâtiment


               64  Le Mémorial de la Résistance de Vassieux-en-Vercors, Une oeuvre architecturale unique,
               https://www.parc-du-vercors.fr/resistance/une-oeuvre-architecturale-unique#:~:text=Le%20choix%20du%20site%20
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