Page 58 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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● Médiation et valorisation
Le musée de Kalavryta est découpé en plusieurs salles qui ont chacune une thématique et
suivent une certaine ligne du temps comme à Ascq. Le contexte global de la Seconde Guerre
mondiale est délaissé pour préférer une approche totalement locale qui se focalise sur la
commune de Kalavryta. Ainsi, la visite commence avec un tableau de la ville avant la guerre, une
salle entière est dédiée à l’Occupation et à l’Opération Kalavryta, la troisième pièce prend de la
hauteur et parle des destructions sur un périmètre plus large et le discours est complété par la
quatrième salle qui parle de l’arrivée des nazis à Kalavryta et la destruction du village. La dernière
salle, à la façon du Mémorial pour la Paix, est consacrée à la mémoire avec une panthéonisation
des héros du village et on y pointe du doigt les atrocités commises par les armées allemandes. Le
“plus jamais ça” est également de mise dans le musée grec avec une sculpture de Nikos
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Dimopoulos appelée “NO MORE WARS” et que l’on retrouve dans la cour de l’école. Cette statue a
été offerte au musée par la famille d’un massacré, Andrew Varelopoulos, marquant l’existence
d’une population concernée par ce massacre. L’oeuvre met en scène une femme qui tire la
dépouille de son mari devant les yeux de ses enfants. Déjà mentionnée antérieurement dans ce
développement, la veuve est mise à l’honneur à Kalavryta non sans rappeler les monuments aux
morts érigés à la fin de la Première Guerre mondiale en France qui reprennent cette figure. Dédié à
l’holocauste de Kalavryta, le musée est chargé des missions propres aux structures muséales de
collecter, conserver et valoriser. Le musée énumère ses buts principaux sur son site Internet et
met l’accent sur la documentation et sur la démarche pédagogique autour de cet événement. Le
site Internet en lui-même contient une section dédiée à la recherche documentaire et s’inscrit
dans un réseau des villes martyres en proposant de les découvrir en Grèce et dans le reste du
monde. La liste internationale contient trois villes martyrs ; Lidice en République tchèque,
Nemecká en Slovaquie et Oradour en France. Il y est mentionné l’existence de rencontres entre les
maires des différentes villes martyres d’Europe et des temps de réflexion sur des sujets établis
lors de ces rencontres. De plus, l’organisation des visites n’est pas réellement donnée, il ne
semble pas y avoir des activités pédagogiques comme rencontrées dans les autres structures
étudiées dans ce mémoire. Néanmoins, le musée offre la possibilité d’un retour de la part du
visiteur individuel, des enseignants et des enfants avec un questionnaire sur le déroulement global
69 Plus de guerres.

